Dons de gamètes : la France manque encore de donneurs

[18 mai 2016 - 17h13] [mis à jour le 18 mai 2016 à 17h15]

En France, les couples hétérosexuels infertiles peuvent bénéficier d’un don d’ovocytes ou de spermatozoïdes. Pourtant, par manque de donneuses et de donneurs, nombre d’entre eux restent en attente du bonheur d’être parents. L’Agence de la Biomédecine renouvelle sa campagne d’appel aux dons. Objectif, recruter 900 donneuses et 300 donneurs en 2016 !

« Plus de 3 000 nouveaux couples concernés par une infertilité médicale se sont inscrits pour bénéficier d’un don et connaître le bonheur d’être parents », rappelle l’Agence de la Biomédecine. C’est pourquoi, elle mène une campagne nationale d’appel à la générosité des Français du 19 mai au 5 juin.

Certes « les mesures prises depuis 5 ans portent leurs fruits, avec 40% de donneuses d’ovocytes supplémentaire ». Ainsi, « le don est désormais possible sur tout le territoire avec 27 centres de don de spermatozoïdes et 28 centres de don d’ovocytes en France ». De plus, « les donneuses bénéficient d’une prise en charge effective à 100% des actes médicaux (échographie, dosages hormonaux,…) liés au don, pour 6 mois ainsi que les frais non médicaux engagés à l’occasion du don, mais les gamètes manquent malgré tout. » Enfin, les femmes n’ayant jamais eu d’enfants peuvent aujourd’hui donner si elles le souhaitent. Mais tout cela ne suffit pas.

« Une décision personnelle, mûrement réfléchie »

Chaque année, les professionnels des centres d’Aide médicale à la Procréation (AMP) prennent en charge plus de 3 000 nouveaux couples touchés par une infertilité médicale qui nécessite le recours à un don. « Concrètement, il faudrait 300 nouveaux donneurs et 900 donneuses supplémentaires cette année», précise l’Agence.

Pas facile d’inciter à donner ses gamètes ? « Donner des ovocytes ou des spermatozoïdes est le fruit d’une décision personnelle, mûrement réfléchie », souligne l’Agence de la Biomédecine, qui avance toutefois des objectifs précis :

  • « Mobiliser le premier jour de la campagne les 6 000 personnes qui ont manifesté leur intérêt pour ces dons lors des précédentes campagnes de communication ». Et ce, par l’envoi d’un « e-mail d’informations personnalisées pour les inciter à réfléchir à nouveau et à concrétiser leur démarche » ;
  • « Informer largement par la radio, média de proximité, pour familiariser les donneurs potentiels avec ces dons en améliorant leurs connaissances » ;
  • « Inciter les donneurs potentiels à envisager le don d’ovocytes ou de spermatozoïdes, avec deux films d’animation, sur internet, montrant des situations de complicité propices aux discussions personnelles. »

Deux sites d’information dondovocytes.fr et dondespermatozoides.fr indiquent les coordonnées du centre de don le plus proche, répondent aux principales questions qu’un futur donneur peut se poser, et proposent de s’inscrire à un programme d’informations.

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Source : Agence de la Biomédecine
- 18 mai 2016

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