Douleur : une nouvelle arme chimique

02 février 2001

Une équipe danoise aurait obtenu de très intéressants résultats dans le contrôle de la douleur au cours de la période qui suit un accident vasculaire cérébral.
Et surtout, le nouveau traitement expérimenté à l’hôpital d’Aarhus, dans le Jütland, aurait entraîné des effets secondaires beaucoup moins intenses que les solutions actuellement disponibles.

Cette nouvelle victoire dans la prise en charge de la douleur est susceptible d’apporter un réel changement dans les conditions de vie des malades qui survivent à une attaque majeure. Ces derniers souffrent en effet fréquemment de douleurs très intenses. Chroniques et quasi permanentes, celles-ci sont provoquées par l’hyperexcitabilité des neurones situés dans les zones cérébrales atteintes au cours de l’attaque.

La lamotrigine, un médicament plus couramment utilisé dans le traitement de certaines formes d’épilepsie, aurait permis à Troels Staehelin Jensen d’obtenir un bon contrôle de ces manifestations douloureuses. C’est un résultat logique dans la mesure où l’épilepsie se caractérise précisément par une hyperexcitabilité des neurones.

Dans le cas d’espèce, ce médicament pourrait avantageusement remplacer certains produits utilisés dans le contrôle de la douleur dont les effets secondaires – baisse de vigilance, hypotension ou troubles du rythme cardiaque – nuisent parfois à une bonne tolérance.

  • Source : Neurology, 23 janvier 2001

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