Dysfonction érectile : banaliser le traitement

21 décembre 2007

Du nouveau dans la prise en charge de la dysfonction érectile ! Jusqu’à présent tous les traitements disponibles devaient être pris à la demande, dans les heures précédant les rapports. Or il est maintenant possible de se traiter au quotidien, comme pour n’importe quel trouble chronique. Résultat, l’activité sexuelle est totalement dissociée de la prise du médicament. Une liberté nouvelle, en quelque sorte…

Pris tous les jours à la même heure, le taladafil 5mg – commercialisé sous le nom de Cialis – permet aux hommes de parvenir à l’érection dès lors qu’ils éprouvent une stimulation sexuelle. Et cela hors de toute prise médicamenteuse, et quel que soit le moment de la journée.

Résultat, la confiance revient. Les partenaires sont plus disponibles l’un pour l’autre. Ce que confirme le Dr Pierre Desvaux, andrologue et sexologue à l’hôpital Cochin de Paris. « La prise quotidienne change un certain nombre de choses sur le plan psychologique. Ne serait-ce qu’en termes d’estime et de confiance en soi. Le fait de prendre le médicament régulièrement va provoquer par exemple, des érections le matin ou dans la journée. Les patients sont ainsi rassurés, parce que cela fait longtemps qu’ils n’ont pas eu d’érection ».

En France le nombre d’hommes concernés par la dysfonction érectile est estimé à 3,5 millions. Or aujourd’hui et malgré des traitements qui permettent de retrouver une érection satisfaisante, il leur est toujours difficile de franchir le seuil du cabinet médical. Seuls 25% consultent un médecin. Le sujet est donc toujours tabou, et le dialogue avec la partenaire tout aussi difficile. C’est elle pourtant, qui est souvent le « déclencheur » d’une prise de conscience et d’une prise en charge.

« Si les femmes interviennent, c’est aussi parce qu’elles sont habituées à parler de problèmes de sexualité. Parfois avec leur gynécologue », précise le Dr Desvaux. « Il leur semble donc assez logique d’en parler avec le médecin. Les hommes ont un peu plus de mal, ne serait-ce que parce qu’ils n’ont pas de médecin directement orienté sur les questions de sexualité ».

  • Source : Rencontres « Information Dialogue » – Megève 14-16 décembre 2007

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