Dysfonction érectile : ne tombez pas dans le piège des faussaires !

24 décembre 2009

Parmi les hommes qui prennent un « traitement » contre la dysfonction érectile, 15% l’ont obtenu hors du système de soins. C’est-à-dire soit par Internet, soit par l’intermédiaire de « connaissances »… Or en plus du fait qu’ils sont inefficaces, les médicaments contrefaits ne sont pas dénués de risques.

Gêne. Ils ne perçoivent pas en quoi il s’agit d’un problème médical, ils sont embarrassés et préfèrent commander sur Internet ou demander à un ami… Lorsqu’ils sont concernés par la dysfonction érectile, 72% des hommes n’en parlent pas à leur médecin. Et quand ils se procurent du Viagra® (sildenafil citrate) par d’autres voies, ils ne reçoivent bien souvent… qu’une pâle imitation.

Comme l’indique le Pr Stefan Arver, andrologue et sexologue à l’hôpital universitaire Karolinska de Stockholm en Suède, « parmi les pharmacies ‘online’, seulement 6% sont tenues par un pharmacien. Et 10% d’entre elles seulement demandent une ordonnance pour un traitement qui en nécessite une. Les médicaments vendus y sont contrefaits à 62% ». Or dans la majeure partie des cas, il est impossible de distinguer la différence entre un produit authentique et sa contrefaçon.

Des contrefaçons par millions. Entre 4 000 et 15 000 sites internet aujourd’hui vendent en ligne des médicaments contre la dysfonction érectile. Ils reçoivent chaque mois 12,9 millions de visites, et vendent 2,3 millions de comprimés. Ainsi entre 2004 et 2008, pas moins de 35,8 millions de comprimés contrefaits de sildenafil ont-ils été saisis dans le monde ! Et cette quantité ne représente que la partie émergée de l’iceberg…

Risques. Les inconvénients – à part dépenser de l’argent pour de la poudre de perlimpinpin – portent sur la composition du médicament contrefait, et sa présentation. Principes actifs inconnus, composants toxiques absolument pas destinés à un usage médical, dosage inadéquat, manque d’information sur les contre-indications… Et à l’arrivée, des morts : 3 à Hong-Kong en 2009 par exemple, provoquées par des hypoglycémies sévères. Se tourner vers des préparations dites naturelles n’est pas forcément une meilleure idée : d’après un test mené sur 17 formulations de phytothérapie, huit contenaient des traces d’un principe actif appartenant à la classe des médicaments contre la dysfonction érectile… Rappelons donc, une fois encore, qu’un médicament n’est pas un produit comme un autre. Il s’achète en pharmacie, auprès d’un professionnel de santé !

  • Source : 12ème congrès de l’European Society for sexual Medicine, 15-18 novembre 2009.

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