Aujourd’hui, 29 décembre 2015, la fin de la transmission du virus Ebola en Guinée a été annoncée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Après 42 jours sans nouveau cas, le pays où est apparue l’épidémie il y a deux ans est enfin exempt du virus mortel. Pour autant, l’OMS rappelle l’importance d’une vigilance sans faille.

Cela fait tout juste 42 jours, soit deux fois la période d’incubation du virus, qu’aucun nouveau cas n’a été déclaré après la guérison du dernier patient contaminé. Ce qui signifie que le pays peut être déclaré exempt du virus. A présent, comme le rappelle l’OMS, « le pays entre dans une période de haute surveillance de 90 jours, pour s’assurer qu’un éventuel nouveau cas soit très rapidement détecté ».

Un véritable tournant dans l’épidémie en Afrique de l’Ouest. En effet, la première chaine de transmission du virus a débuté il y a 2 ans à Guéckédou en Guinée. C’est elle qui a déclenché l’épidémie qui s’est rapidement propagée au Libéria et en Sierra Leone. Puis vers 7 autres pays dans le monde.

Malgré la bonne nouvelle, « nous devons rester vigilants pour être sûrs d’interrompre tout flambée en 2016 », souligne le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique. Une précaution loin d’être inutile, comme en témoignent les 10 « petites » flambées qui sont apparues entre mars et novembre 2015. Celles-ci semblent imputables à la réémergence du virus persistant chez les survivants.

« La persistance du virus Ebola dans le sperme de certains hommes 9 à 12 mois après la guérison est un des nombreux défis auxquels sont confrontés les survivants », poursuit-il. Pour l’OMS, l’accès des survivants à des soins médicaux et psychosociaux est donc essentiel. D’autre part, maintenir le soutien des partenaires de la Guinée dans la lutte contre Ebola longtemps après la fin de l’épidémie permettra de réduire le risque de flambées.

Partager cet article