Au cours de l’épidémie d’Ebola, des scientifiques avaient émis l’hypothèse de traiter les patients en leur transfusant des éléments du sang des convalescents. Or selon le New England Journal of Medicine, cette stratégie thérapeutique s’est révélée totalement inefficace.

En pleine d’épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest en 2014, des chercheurs du monde entier étaient mobilisés pour trouver des solutions préventives et thérapeutiques. L’une des pistes avancées consistait à transfuser du plasma des convalescents aux malades. Riche en anticorps, le plasma aurait pu permettre au malade transfusé de bénéficier de la protection immunitaire du patient guéri d’Ebola. C’était en tout cas ce qu’espéraient les scientifiques.

Or selon le Dr Johan van Griensven, de l’Institut de médecine tropicale d’Anvers (Belgique), « cette stratégie a finalement échoué ». En effet le taux de survie chez 84 patients ayant bénéficié du plasma était en réalité similaire à celui d’autres malades non transfusés. Rappelons que l’épidémie d’Ebola a été à l’origine de 28 600 cas d’infection et de 11 000 décès en Afrique de l’Ouest depuis décembre 2013.

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