L’épidémie d’Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest depuis la fin de l’année 2013 n’appartient pas au passé. Et ce même si la phase aiguë semble désormais derrière nous. Ainsi, la mobilisation de la recherche est toujours nécessaire pour trouver des mesures préventives et thérapeutiques contre le virus. Dans cette optique, l’INSERM coordonne un programme de recherche pour un essai vaccinal. Première étape : recruter 300 volontaires.

L’INSERM coordonne le projet EBOVAC2 financé par le programme Ebola + Innovative Medicines Initiative 2 de la Commission européenne. Ce dernier vise à conduire des essais cliniques de phase II afin « d’étudier l’efficacité de la réponse immunitaire déclenchée par une stratégie vaccinale préventive ».

Ainsi, en France, des centres de recherche clinique en vaccination sont mobilisés afin de recruter environ 300 volontaires en bonne santé. Deux vaccins leur seront administrés à quelques semaines d’intervalle. « Le premier candidat vaccin, appelé « prime » stimule les défenses immunitaires. Le second, appelé « boost » renforce et étend la réponse immunitaire », explique l’INSERM. « Plusieurs intervalles d’administration seront étudiés afin de déterminer lequel ou lesquels entraînent le plus de stimulation des défenses immunitaires. L’écart entre le « prime » et le « boost » sera de 28, 56 ou 84 jours. »

La durée de participation est d’un an et donne droit à une indemnisation. Chaque volontaire recevra soit des vaccins actifs, soit un placebo. « Bien entendu, il n’existe aucun risque d’infection par le virus Ebola », insiste Rodolphe Thiébaut, coordinateur du projet EBOVAC2.

Si vous souhaitez participer, vous devrez répondre à différents critères :

  • Avoir entre 18 et 65 ans ;
  • Se situer à proximité d’un des centres participant à l’essai à Paris (75), Créteil (94), Lyon (69), Marseille (13), Rennes (35), Saint Etienne (42), ou Strasbourg (67) ;
  • Etre en bonne santé ;
  • Etre affilié ou bénéficiaire d’un régime de sécurité sociale ;
  • Pour les femmes, ne pas être enceinte, ne pas allaiter, et utiliser une contraception efficace ;
  • Ne pas participer simultanément à une autre recherche biomédicale et ne pas donner son sang pendant la durée de l’essai.

Pour en savoir plus, un site internet est mis à votre disposition : www-recherche-vaccinebola.fr.

Partager cet article