La lamotrigine, un traitement de l’épilepsie et des troubles bipolaires expose à un effet indésirable méconnu : celui d’atteintes cutanées graves. La Revue Prescrire appelle les patients et les médecins à la vigilance face des symptômes évocateurs.

« La lamotrigine, utilisée dans le traitement de l’épilepsie et des troubles bipolaires, expose à des atteintes graves voire mortelles de la peau et des muqueuses, dont des syndromes de Lyell et des syndromes de Stevens-Johnson », révèlent les rédacteurs de la Revue Prescrire.

Le syndrome de Lyell est une pathologie très grave des dermatoses bulleuses se caractérisant par une nécrose aiguë de l’épiderme ayant l’aspect d’une brûlure étendue du deuxième degré. Quant au syndrome de Stevens-Johnson, il se manifeste sous la forme de bulles épidermiques, de nécrose et de décollement cutané.

Surveillance intensive recommandée

Plusieurs éléments semblent augmenter le risque d’apparition de ces syndromes lors de la prise de lamotrigine :

  • une dose initiale trop élevée ou trop vite augmentée ;
  • un antécédent d’éruption cutanée, même bénin, sous lamotrigine ;
  • une association avec l’acide valproïque ou un de ses dérivés ;
  • le jeune âge ;
  • certaines affections, des facteurs génétiques ou immunologiques.

« Les patients ont intérêt à être attentifs à l’apparition de lésions cutanées ou muqueuses, de fièvre inexpliquée, et à signaler rapidement ces troubles », insistent les rédacteurs de la revue. « Quand un syndrome de Lyell ou de Stevens-Johnson est suspecté, le traitement doit être arrêtée au plus vite, car le pronostic vital en dépend très probablement. »

Partager cet article