Equiphoria : des chevaux pour surmonter le handicap

[28 janvier 2015 - 10h45] [mis à jour le 28 janvier 2015 à 10h51]

C’est une première en France : depuis bientôt 3 ans, l’institut lozérien Equiphoria propose des activités thérapeutiques à des personnes en situation de handicap moteur, sensoriel, mental, psychique ou de rupture sociale, avec le cheval comme support. L’objectif n’est pas d’en faire des cavaliers avertis. Mais de les aider à se sentir mieux au contact de chevaux sélectionnés et préparés avec soin.

Elle-même cavalière, Hélène Viruega commence à s’intéresser à l’hippothérapie après avoir assisté à une séance menée par un pasteur américain auprès de polyhandicapés. Il faut dire que les Etats-Unis sont à la pointe en la matière : là-bas, près de 800 centres sont fédérés et homologués par la PATH Intl (Professional Association of Therapeutic Horsemanship International). La jeune femme travaille alors pendant 10 ans dans ces centres avant de revenir en France où elle ouvre en septembre 2012 le premier institut d’hippothérapie, à La Canourgue, en Lozère. A ses côté, son compagnon, Erik Bogros, ancien banquier d’affaires, et une équipe de soignants : médecin, psychologue, kinésithérapeute, responsable de cavalerie, équipe de maintenance…

Ici, les chevaux sont des partenaires précieux dans le projet thérapeutique. Tous sont testés pendant deux mois par les responsables de cavalerie avant d’être mis au contact des patients : véritables outils de médiation thérapeutique, les chevaux doivent à la fois avoir un tempérament affirmé et une patience à toute épreuve. Les séances, qui durent en général une heure, sont préparées en amont par l’équipe pluridisciplinaire. Au programme : de la monte, qui, en renforçant la musculation et en travaillant l’équilibre, aide ensuite à la marche, mais aussi des séances de pansage, du travail à la longe…

Tous ces instants de complicité entre le cheval et la personne en situation de handicap aident cette dernière à prendre confiance en elle, à s’extérioriser, à s’apaiser… Chaque séance est filmée pour être débriefée et pouvoir ainsi préparer au mieux la suite du programme, qui se veut sur-mesure. Mais l’objectif d’Equiphoria est aussi d’être un véritable laboratoire de recherche, d’améliorer les connaissances sur l’hippothérapie et de donner l’impulsion à l’ouverture d’autres centres en France. A l’heure actuelle, c’est la seule structure à être homologuée par la PATH Intl sur notre territoire.

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