Selon des chercheurs français, une exposition prénatale au cannabis augmenterait le risque de  problèmes de sociabilité à l’âge adulte. Un constat réalisé pour le moment sur des rats mâles uniquement. Les femelles seraient – en partie – épargnées.

Une étude, menée chez le rat par des chercheurs de l’Inserm et d’Aix-Marseille Université, au sein de l’Institut de Neurobiologie de la Méditerranée, suggère que l’usage de cannabis pendant la grossesse pourrait entraîner chez les mâles une diminution de la sociabilité. « Comme les cannabinoïdes traversent le placenta, ils peuvent être à l’origine de graves déficiences sur le long terme », expliquent les auteurs.

Les chercheurs Marseillais ont donc étudié avec leurs collaborateurs de l’Université de Rome (Italie) et d’Indiana University (USA) comment l’exposition prénatale aux cannabinoïdes influençait les fonctions synaptiques et comportementales du cortex préfrontal médial – une région du cerveau souvent impliquée dans les troubles neuropsychiatriques – chez les rats adultes, mâles et femelles.

Les femelles protégées ?

Leurs résultats ont révélé que les rats mâles exposés in utero étaient moins sociables que les autres et passaient moins de temps à interagir avec leurs congénères. Leurs comportements sociaux (interactions et jeux) étaient ainsi altérés. Une absence d’interaction sociale qui n’a été observée que chez les rongeurs mâles.

Alors, les femelles seraient-elles protégées ? Pas si sûr. Des problèmes de locomotion ou encore d’anxiété ont été observés dans les deux sexes.

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