Famille recomposée : gérer les séparations

22 février 2023

En France, plus de 700 000 familles sont « recomposées ». Soit 9% d’entre elles, avec au moins un enfant mineur, qu’il soit issu du couple constitué ou d’une précédente union. Avec des questions qui se posent sur la gestion de la séparation, notamment au niveau des (beaux-)enfants.

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Elever l’enfant de son nouveau conjoint… jusqu’au jour où le couple se sépare. « En fonction des liens tissés au sein de la famille et de l’investissement de chacun dans la relation, la rupture peut être particulièrement traumatisante pour tout le monde », pose la psychologue nantaise Valérie P., en référence notamment aux enfants ainsi séparés de leur beau-père ou de leur belle-mère, comme de la fratrie.

Bonne intelligence

Dans un premier temps, l’enjeu reste de prendre un temps avec l’enfant, afin non pas de lui expliquer les raisons de la séparation – laquelle reste une histoire entre adultes – mais de le rassurer. Car il reste tout à fait possible qu’il se sente responsable. Ce tête-à-tête doit aussi constituer une occasion pour lui d’exprimer son ressenti, ses émotions. Ses inquiétudes aussi, comme celle de ne plus revoir son beau-père, sa belle-mère ou ses demi-frères et sœurs…

Il ne parvient pas à s’exprimer ? Dans un second temps, pourquoi ne pas essayer de lui trouver une oreille attentive, au sein de la famille auprès d’une personne en qui il a confiance ou d’un professionnel (médecin, psychologue…). Et plus largement, la psychologue nantaise en appelle surtout à « la bonne intelligence du couple, pour éviter toute rupture brutale ».

  • Source : Interview Valérie P, 21 février 2023 – Insee Première No 1788, 14 janvier 2020

  • Ecrit par : David Picot – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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