Fatigue ou alcool au volant, mêmes dangers

[14 décembre 2016 - 10h28] [mis à jour le 14 décembre 2016 à 10h37]

Une dette de sommeil de une à deux heures par nuit doublerait le risque d’accident de la route. Une observation à mettre au crédit de chercheurs américains. Selon eux, conduire fatigué pourrait se montrer aussi dangereux que prendre le volant en état d’ébriété.

Conduire en état de somnolence est véritablement dangereux puisque cela multiplie par huit les risques d’avoir un accident corporel. Pour affiner cette statistique, des chercheurs de la AAA Foundation (la Sécurité routière américaine – ndlr) ont publié un rapport dans lequel ils ont analysé le risque d’accident inhérent à la dette de sommeil. Résultat, sur une période de 24h, ne dormir que :

  • 6 à 7 heures augmente par 1,3 le risque d’accident ;
  • 5 à 6 heures multiplie par 2 le danger ;
  • 4 à 5 heures, il est multiplié par 4 ;
  • Moins de 4 heures, le risque est 11 fois plus grand.

Dans ce rapport, si la quasi-totalité des conducteurs interrogés reconnaît le danger de la somnolence au volant, un tiers admet avoir conduit en état de fatigue le mois précédant l’étude. Et c’est bien là le problème. Car selon les auteurs, « une dette de 2 à 3 heures de sommeil équivaut – en termes de risque d’accident – à conduire en état d’ébriété. » En clair, les réflexes sont altérés, il est plus difficile de garder les yeux ouverts…

Autre élément, plus de la moitié des conducteurs impliqués dans des accidents liés à la fatigue n’ont connu aucun symptôme avant de s’endormir au volant. C’est pourquoi l’AAA Foundation exhorte les conducteurs à ne pas compter sur d’éventuels signes avant-coureurs et de miser sur des attitudes responsables. A savoir :

  • Dormir au moins 7 heures par nuit ;
  • Prévoir une pause toutes les deux heures de conduite ;
  • Éviter les aliments lourds favorisant l’endormissement ;
  • Ne pas conduire si vous prenez des médicaments causant une somnolence.

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