Fatigue, sautes d’humeur, bouffées de chaleur… Et si c’était l’andropause ?

11 février 2026

Fatigue persistante, prise de poids, humeur en berne, bouffées de chaleur... Si ces symptômes vous évoquent la ménopause, ils peuvent aussi être le reflet d’une réalité masculine. L’andropause, sujet encore tabou dans notre société, mérite pourtant d'être mieux connue et prise en charge. L’Association française d’urologie fait toute la lumière sur ce phénomène.

Contrairement aux idées reçues, l’andropause n’est pas simplement une « ménopause masculine ». Si la ménopause est universelle, l’andropause se caractérise par une diminution progressive de la testostérone, qui n’affecte pas tous les hommes de la même façon et au même âge. Elle n’est, en outre, pas systématique.

« L’andropause n’est ni un mythe ni une fatalité, insiste le Dr Antoine Faix, chirurgien urologue-andrologue et président de l’Association française d’urologie (AFU). Chez certains hommes, une baisse de testostérone peut impacter la qualité de vie, et il existe aujourd’hui des solutions médicales encadrées. »

Qu’est-ce que l’andropause ?

Cette baisse hormonale peut commencer dès la quarantaine pour certains, mais apparaît plus généralement vers 50 ou 60 ans. Jusqu’à 50 % des hommes pourraient être concernés. Longtemps réduite à une simple question de troubles de la sexualité, l’andropause reste méconnue et en mal de reconnaissance, notamment en médecine générale, où les symptômes sont souvent attribués au vieillissement. Fatigue chronique, prise de poids, troubles de l’humeur ou bouffées de chaleur sont pourtant des signaux d’alerte possibles d’un déficit en testostérone, comme la diminution de la libido ou la baisse de la qualité des érections.

Elle peut être favorisée par des maladies chroniques (diabète, obésité, insuffisance rénale chronique), certains traitements, le stress ou encore des facteurs liés au mode de vie.

Un diagnostic simple mais souvent négligé

La bonne nouvelle, c’est que le diagnostic de l’andropause est relativement simple. Il repose sur deux éléments principaux :

  • la présence de symptômes cliniques évocateurs ;
  • un dosage sanguin de la testostérone, réalisé le matin (moment où le taux est naturellement le plus élevé). Un taux abaissé à deux reprises et un mois d’intervalle permet de confirmer le diagnostic.

« Faute de sensibilisation suffisante, de nombreux hommes vivent avec des symptômes qu’ils banalisent ou n’osent pas évoquer », note l’Association française d’urologie.

Des solutions existent

Pour les hommes souffrant d’un déficit avéré en testostérone et en l’absence de contre-indications, il existe des solutions efficaces. Le traitement hormonal substitutif par testostérone permet d’améliorer progressivement les symptômes et la qualité de vie, généralement en quelques mois. Différentes formes existent (injections, gels quotidiens).

Donc si vous présentez des symptômes persistants comme une fatigue inhabituelle, une baisse de libido, des troubles de l’humeur ou des bouffées de chaleur, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant.

  • Source : Association française d’urologie

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Destination Santé
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