Alors que l’OMS a récemment modifié les courbes de croissance des enfants, la France s’interroge toujours sur la pertinence de les changer. Heureusement le travail d’une équipe INSERM vient confirmer l’intérêt de travailler à partir des courbes adoptées par l’OMS.

Depuis leur publication, les nouvelles courbes définies par l’OMS ont été adoptées par de nombreux pays. Elles constituent désormais les normes en matière de croissance infantile. Mais actuellement, la France utilise toujours les courbes de 1979 établies à partir des mesures d’enfants nés dans les années 50.  Problème, depuis les habitudes alimentaires ont changé et la corpulence des enfants aussi.

Afin d’évaluer la pertinence de cette démarche, une équipe INSERM a analysé – pour aider la Direction générale de la santé à trancher dans le cadre de la prochaine mise à jour du carnet de santé – plus de 82 000 mesures du poids et de la taille de plus de 27 000 enfants nés en France entre 1981 et 2007. Ces derniers étaient âgés de 0 à 18 ans. Ils ont alors constaté que la corpulence des enfants et adolescents était beaucoup plus proche des courbes établies par l’OMS.

Cependant quelques réticences subsistent. « Il ne faudrait pas inquiéter inutilement les parents sur un retard de croissance infondé au cours des premiers mois de vie », souligne l’INSERM. En effet la croissance des enfants français entre 0 et 6 mois est plus faible comparée à celle des enfants ayant contribué aux nouvelles normes de l’OMS.

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