Sur l’année 2016, un total de 5 891 greffes a été pratiqué en France. L’objectif des 5 700 actes annuels prévus par le plan greffe 2012-2016 est donc atteint. Une avancée liée à la mobilisation des donneurs et à une grande variété de greffons.

Entre 2015 et 2016, le nombre de greffes rapportées sur le sol français est passé de 5 739 à 5 891. Soit une augmentation de 2,5%. Et en 5 ans, cette hausse se chiffre à +17%. Grâce à ces données publiées ce 20 mars, l’Agence de la biomédecine le confirme : l’objectif des 5 700 greffes annuelles inscrit dans le plan 2012-2016 est atteint.

Les reins et le foie en tête

La majorité de ces actes concernent le rein (3 615), le foie (1 322), le cœur (477), les poumons (371) puis le pancréas (90), l’appareil cardio-pulmonaire (13) et l’intestin (3). La plupart de ces greffes s’effectuent dans le cadre d’une mort encéphalique du donneur.

Principaux facteurs à l’origine de cette hausse de greffe, une mobilisation accrue de la population française pour le don d’organes. A ce jour, le taux d’opposition est de 33,7%. Autre explication, l’augmentation des prélèvements d’organes effectués sur un organisme vivant. Une technique possible pour le rein et le foie. Enfin, l’arrêté de Maastricht III initié en 2014 permet de prélever dans le cadre d’une limitation ou d’un arrêt des thérapeutiques. Autorisé dans 10 hôpitaux de France, cet élargissement du droit est à l’origine de 114 greffes au cours de l’année 2016.

A noter : Un total de 22 617 patients était en attente de greffe au 1er janvier 2016. L’âge moyen des donneurs en état de mort encéphalique en France est de 56,4 ans.

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