Chaque année en France, 300 infections congénitales à cytomégalovirus (CMV) sont détectées pendant la grossesse ou à la naissance. Une soixantaine conduisent à des interruptions des grossesses. Des chiffres révélés par l’Institut de Veille sanitaire (InVS) qui publie un rapport sur le sujet.

Le cytomégalovirus est transmis par contact étroit de personne à personne à partir de sources comme la salive, les sécrétions nasales ou l’urine. La contamination se fait principalement dans la petite enfance. « Chez l’adolescent et l’adulte qui n’ont pas encore rencontré le virus » explique toutefois l’InVS, « elle se fait par contact avec un jeune enfant excréteur ou par voie sexuelle ».

D’après les estimations, en France, une femme enceinte sur deux est séronégative au CMV en début de grossesse. Si elle contracte le virus, ce dernier peut être transmis au fœtus et entraîner dans 5% à 10% des cas, des anomalies à la naissance (retard psychologique, surdité uni-ou bi-latérale…). Chaque année, une cinquantaine de petits naissent avec des manifestations clinico-biologiques de l’infection à CMV.

Les chiffres rendus publics par l’InVS ne sont pas plus importants que « ceux jusque-là considérés par les experts et qui les avait conduits à ne pas recommander un dépistage de l’infection à CMV pendant la grossesse ». Néanmoins face à ce type d’infection, les auteurs relèvent une « certaine hétérogénéité au niveau des pratiques actuelles (suivi sérologique des grossesses, pratique de l’amniocentèse, recherche de l’infection à la naissance, détection précoce d’éventuelles séquelles…) ».

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