Grossesse et fièvre : pas de traitement sans avis médical

[03 novembre 2017 - 15h34] [mis à jour le 03 novembre 2017 à 15h37]

Des chercheurs américains confirment les risques, pour l’enfant à naître, associés à la survenue d’un épisode fiévreux lors du premier trimestre de la grossesse. La bonne nouvelle étant qu’ils peuvent être diminués par la prise de paracétamol.

Le plus souvent en rapport avec une infection bénigne, une fièvre lors de la grossesse n’est jamais anodine. Notamment lorsqu’elle survient lors des premières semaines. Au cours de son travail réalisé sur l’animal, le Dr Eric Benner, pédiatre au Duke University Medical Center à Durham (Caroline du Nord) confirme le risque de survenue de malformations congénitales.

« La fièvre en elle-même – pas seulement sa source – est susceptible d’interférer avec le développement du cerveau et de la mâchoire », souligne le médecin. « Particulièrement lorsqu’elle survient entre les troisième et huitième semaines ».

Paracétamol bien étudié

Il montre toutefois que ces risques peuvent être diminués grâce à la prise d’antipyrétiques, « qui vont baisser la fièvre ». Il insiste surtout sur le paracétamol, « qui a fait l’objet de nombreuses études chez la femme enceinte ». Dans tous les cas, si vous êtes enceinte, quel que soit le stade de la grossesse, demandez l’avis de votre médecin avant de recourir à l’automédication.

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