Les personnes à mobilité réduite sont davantage exposées au risque de collision mortelle avec des véhicules. Ainsi chaque année aux Etats-Unis, les accidents de la circulation font 5 000 décès et 76 000 blessés dans la population handicapée motrice.

Comparée à la population générale, « les personnes à mobilité réduite se déplaçant en fauteuil roulant ont trois plus de risque de subir une collision mortelle avec une voiture », affirment des chercheurs américains dans le British Medical Journal. Les hommes sont cinq fois plus exposés que les femmes. Notamment lorsqu’ils sont âgés de 50 à 64 ans.

Près de la moitié des accidents surviennent au niveau d’intersections, et 40% sont dus à une circulation dense. Dans 15% des cas, le manque de visibilité est à l’origine du choc. Quasiment tous les accidents surviennent dans des endroits non adaptés à la circulation des personnes handicapées. Un exemple ? Dans un cas sur cinq, le passage piéton n’est pas praticable.

Et la France ?

Mais cette problématique n’est évidemment pas circonscrite aux Etats-Unis. Le risque accru de collision concerne aussi les personnes handicapées vivant en France. La loi sur l’égalité des chances de 2005 prévoyait pourtant une mise aux normes de l’espace urbain dans les dix années à venir. Objectif, rendre possible l’accès aux personnes à mobilité réduite dans tous les lieux de l’espace public… dont la rue ! Bilan en 2015 ? Un profond fossé entre le texte de loi et sa mise en application. Les rampes pour accéder au trottoir sont encore trop rares, et seuls 42% des réseaux de bus sont accessibles aux fauteuils roulants.

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