











Accueil » Santé Publique » Hépatite E : l’Anses alerte sur cette menace silencieuse
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Chez l’homme, l’hépatite virale E se traduit habituellement par une inflammation du foie bénigne. Mais cette maladie infectieuse, due à un virus, peut aussi être à l’origine de formes graves, notamment chez les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées ainsi que celles atteintes d’hépatopathie chronique. En France, depuis 2022, environ 3 000 cas symptomatiques ont été recensés, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire, qui a récemment publié un point sur les données épidémiologiques de la maladie.
Le virus se transmet principalement par voie alimentaire :
Par leur contact avec des animaux vivants ou leurs carcasses, certains professionnels sont plus exposés : c’est le cas des vétérinaires, éleveurs de porcs, forestiers, chasseurs, personnes travaillant dans les abattoirs.
Après une durée d’incubation de 20 à 75 jours, l’hépatite E, dont l’organe cible est le foie, se présente sous :
On distingue la forme aiguë et la forme chronique dont la persistance virale induit une atteinte inflammatoire chronique du foie. Dans environ 15 % des cas, on observe des manifestations extra-hépatiques avec notamment des atteintes neurologiques et rénales.
Dans la mesure où il n’existe aucun vaccin et que les antibiotiques ne constituent pas un traitement adapté (s’agissant d’une maladie virale), la prévention est donc de rigueur. L’Anses recommande de :
Source : Anses
Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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