Aujourd’hui en France, environ 367 000 personnes souffriraient d’une hépatite C. Et plus de 280 000 d’une hépatite B. Des chiffres publiés hier par l’Institut de Veille sanitaire (InVS) qui s’est penché sur la prévalence des infections par le VHC et le VHB en métropole.

Initiée en 2004, l’enquête a été menée auprès de 14 416 personnes de 18 à 80 ans. Les auteurs font ainsi ressortir une prévalence globale des anticorps anti-VHC de 0,84%. Soit 367 055 personnes, dont les deux tiers vivraient avec une hépatite C chronique.

La prévalence du VHC semble plus élevée chez les femmes que chez les hommes (1,02% contre 0,84%). Et la tranche des 45-49 ans, la plus touchée. Sans surprise, elle est également 3 fois plus fréquente chez les personnes en situation de précarité (2,49% contre 0,74%).

Pour ce qui concerne les disparités interrégionales, notons que la prévalence du VHC est « particulièrement élevée en Ile-de-France » (1,1%). Pour les auteurs, les facteurs de risques associés sont bien connus : « usage de drogues par voie intraveineuse ou nasale, transfusion sanguine avant 1992, tatouage et enfin, naissance dans un pays où la prévalence des anticorps anti-VHC est élevée ».

4 000 morts par an

Concernant l’hépatite B, la prévalence de l’antigène HBs -qui signe une infection chronique- est de 0.65%. Ce qui représente 280 821 personnes. Les hommes sont cinq fois plus touchés que les femmes. Et les précaires deux fois plus que le reste de la population. C’est dans le quart Nord-est du pays que la prévalence est la plus élevée (1,12%). Enfin « l’usage de drogues par voie intraveineuse, l’homosexualité, la précarité, un niveau d’éducation inférieur au baccalauréat, un séjour d’au moins 3 mois en institution et le lieu de naissance » constituent les principaux facteurs de risques.

Pour les auteurs, « les efforts de dépistage de l’infection par le VHC doivent être poursuivis et le dépistage de l’infection par le VHB promu, afin de proposer une prise en charge adaptée. L’accès au dépistage et à la prise en charge pour les personnes en situation de précarité doit également être assuré ». Rappelons enfin que chaque année en France, environ 2 600 personnes meurent d’hépatite C. Et 1 300 d’hépatite B.

Partager cet article