Selon deux études danoises rapportées à l’Agence européenne du médicament en décembre 2017, l’hydrochlorothiazide (un diurétique) serait à risque potentiel de cancer de la peau. L’ANSM va approfondir les analyses pour se prononcer au mois de juin. D’ici là, les prescriptions de cette molécule présente dans plusieurs médicaments antihypertenseurs restent pour le moment autorisées en France.

En janvier 2018, un signalement concernant le risque de cancer de la peau lié à l’hydrochlorothiazide a été adressé au Comité de pharmacovigilance (PRAC) de l’Agence européenne du Médicament (AME). La requête : « des investigations complémentaires doivent être diligentées » pour se prononcer sur la dangerosité de ce diurétique. Les résultats seront publiés au mois de juin.

En décembre 2017, deux études danoises dénonçaient les risques de mélanome associés à l’hydrochlorothiazide auprès de l’AME.

Les antihypertenseurs toujours prescrits

L’hydrochlorothiazide « entre dans la composition de très nombreuses spécialités d’antihypertenseurs, soit seul, soit en association avec d’autres molécules », explique l’ANSM. Dans l’attente des résultats, toutes les spécialités contenant de l’hydrochlorothiazide restent vendues en pharmacie, « conformément aux autorisations de mise sur le marché (AMM) ».

A noter : les patients traités par hydrochlorothiazide ne doivent en aucun cas arrêter leur traitement sans l’avis de leur médecin.

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