Le Gouvernement vient d’annoncer la levée des mesures de restriction sur le lait et les produits laitiers qui avaient suivi l’incendie de l’usine Lubrizol le 26 septembre 2019 dernier. Cela signifie-t-il que la consommation de ces produits est désormais sans danger ? Pas si sûr !

Trois semaines après l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation annonce la levée des mesures de restriction sur le lait et les produits laitiers. Cela fait suite à une expertise de l’Agence nationale de Sécurité sanitaire, l’Anses. Laquelle a analysé 130 prélèvements de laits de 5 départements exposés à d’éventuels risques.

Dans un communiqué, le ministère indique ainsi que « tous (les prélèvements) sont conformes aux observations habituelles dans les plans de contrôle annuels conduits dans la France entière par le Direction générale de l’alimentation. » Cette dernière demande donc aux préfets des 5 départements concernés de modifier les arrêtés préfectoraux et de lever les mesures de restriction sur le lait.

Vraiment pas de risques ?

Cela ne signifie pas pour autant une absence de danger. En effet, dans son expertise, l’Anses souligne que « des éléments d’incertitudes demeurent quant au risque de contamination du lait par les retombées de l’incendie et recommande des travaux supplémentaires ».

Pour l’agence, « une levée des mesures de restrictions de la commercialisation du lait doit s’accompagner d’un dispositif de surveillance renforcée ». En tenant compte notamment « du mode d’hébergement et d’alimentation des animaux ».

A noter : Dans son expertise, l’Anses a prioritairement recherché des traces de dioxines-furanes, PCB, HAP et éléments-traces métalliques (plomb, cadmium, mercure)

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