D’après une enquête conduite par l’Institut de Veille sanitaire (InVS), les infections nosocomiales « tendent à la baisse en France ». Une diminution qui serait particulièrement marquée pour les infections à staphylocoque doré résistant à la méticilline (SARM).

Les infections nosocomiales concernent un patient sur vingt. « Elles restent donc fréquentes » souligne l’InVS. Les résultats de ce travail suggèrent toutefois une baisse modérée (-4%) de la prévalence des patients infectés, par rapport à 2001.

Mené en juin 2006 dans 2 337 établissements de santé publics ou privés du pays, ce travail a fait ressortir 3 micro-organismes les plus fréquemment responsables d’infections nosocomiales : Escherichia coli (25%), Staphylococcus aureus (19% dont 52% résistants à la méticilline) et Pseudomonas aeruginosa (10%). Avec toutefois une prévalence des patients infectés par SARM qui a chuté de 38% au cours de ces 5 dernières années.

« La diminution de la prévalence constatée pour les SARM est encourageante » note l’InVS. Autre point positif : « la prévalence des patients infectés se situe dans les limites basses mesurées lors d’autres enquêtes européennes depuis 2002 ». Rappelons toutefois que 4 000 personnes meurent encore des conséquences d’une infection nosocomiale chaque année en France.

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