











« On savait que l’élévation de la prolactine perturbait la sécrétion d’une des hormones les plus importantes pour la reproduction et la fertilité : la GnRH (ou gonadolibérine n.d.l.r) », rappellent les auteurs, membres de l’Unité INSERM 693 « Récepteurs stéroïdiens : physiopathologie endocrinienne et métabolique » au Kremlin-Bicêtre. En étudiant la maladie qu’ils étaient parvenus à reproduire chez la souris, ils sont parvenus à expliquer ce phénomène dans le détail.
« La prolactine inhibe l’activité sécrétoire de neurones spécifiques situés en amont des neurones à GnRH, et qui sont essentiels à leur fonctionnement », expliquent-ils. En effet, ces neurones produisent une neuro-hormone appelée kisspeptine. Ainsi, lorsqu’une souris sécrète trop de prolactine, elle empêche certains neurones de produire de la kisspeptine. Ce qui par conséquent, inhibe la production de GnRH et donc le cycle ovarien.
« Cette approche permet une ouverture thérapeutique originale », se réjouissent les auteurs. Des études sont en cours pour valider le concept chez la femme. Dans ce cas, une alternative thérapeutique pourrait être mise au point pour les patientes souffrant de troubles de l’ovulation.
Source : INSERM, 17 octobre 2012
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