Les infirmières fument autant que la population générale. Pourtant elles connaissent parfaitement les risques liés à la consommation de tabac. Une équipe britannique a donc voulu connaître les raisons de leur tabagisme persistant…

Plus de 1 000 infirmières ont ainsi été appelées à remplir un questionnaire portant sur leur relation au tabac. Une sur quatre fumait, une sur deux n’avait jamais touché à la cigarette et une sur cinq avait abandonné le tabac. Et seulement 3% ont commencé de fumer alors qu’elles travaillaient déjà.

Le stress est largement invoqué non pas comme un élément facilitant l’entrée dans le tabagisme, mais comme un frein à son arrêt, voire comme un facteur d’aggravation. Par ailleurs, la majorité des infirmières se déclare très peu accessible aux conseils de leur entourage. Et quand on leur demande les raisons principales qui les poussent à fumer, elles classent en première position la dépendance, mais aussi la recherche du plaisir.

En conclusion les auteurs considèrent que le milieu professionnel n’interfère pas sur les habitudes tabagiques des adultes, y compris lorsqu’il s’agit d’un métier réputé particulièrement stressant. La plupart des fumeurs ont commencé de fumer au cours de leur adolescence. Reste à savoir si le fait de travailler la nuit, et donc d’avoir un rythme biologique perturbé, comme c’est souvent le cas des infirmières, n’incite pas à fumer davantage pour rester éveillé.

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