Les patients souffrant d’insuffisance cardiaque sévère sont régulièrement hospitalisés. En cause, l’augmentation de la pression artérielle, facteur de risque d’aggravation de la pathologie. C’est pourquoi un suivi à distance permet une surveillance plus rapprochée et réduit les risques inhérents à la maladie.

En France, 1 à 2 millions de patients présentent une insuffisance cardiaque et plus de 800 000 patients souffrent d’insuffisance cardiaque sévère. Cette maladie est à l’origine de 150 000 hospitalisations chaque année avec une durée moyenne de séjour de 11 jours. Pour réduire ces passages à l’hôpital et accroître la qualité de vie des patients, le CHU de Montpellier propose depuis juillet 2018, une technique de suivi à distance de l’insuffisance cardiaque.

Le système consiste à implanter un capteur appelé CardioMEMS HF dans l’artère pulmonaire au cours d’une intervention non chirurgicale. La pression artérielle est ainsi directement mesurée depuis leur domicile et les données transmises quotidiennement aux médecins.

Un capteur à vie

Sans batterie ni fil, le capteur est conçu pour durer toute la vie du patient. Une fois implanté, il envoie des mesures de pression à une unité patient, sans provoquer de douleur ou de sensations lors de ces transmissions. « Le système permet aux cliniciens de détecter plus tôt l’aggravation de l’insuffisance cardiaque et d’ajuster le traitement pour réduire la probabilité d’hospitalisation du patient », explique le CHU de Montpellier.

Plusieurs données ont déjà permis de faire la preuve des bénéfices apportés par ce système. Ainsi, une étude baptisée CHAMPION a montré son efficacité sur des patients hospitalisés pour insuffisance cardiaque dans l’année précédente. Et « son utilisation améliore significativement la qualité de vie et la capacité à faire de l’exercice chez les patients souffrant d’insuffisance cardiaque chronique ».

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