Relayés par les réseaux sociaux, les jeux d’apnée ou d’évanouissement type « jeu du foulard » gagnent du terrain. Dans une étude menée en 2012, plus de 60% des enfants et adolescents interrogés connaissaient au moins une de ces pratiques et 1 sur 10 y avait déjà joué, mettant ainsi sa vie en danger. La priorité ? Mieux informer les écoliers des risques encourus et savoir reconnaître les signes pouvant indiquer qu’ils s’y adonnent. 

« Jeu du foulard », « rêve indien », « jeu de la tomate »… Tous ces noms désignent la même inquiétante réalité : des enfants et des adolescents, par goût naturel du défi et pour expérimenter de nouvelles expériences sensorielles, se mettent volontairement en situation de non-oxygénation. Pour y parvenir, ils ont recours à la strangulation, la compression du thorax, l’apnée… Le phénomène semble toucher autant les garçons que les filles mais les décès concernent surtout les garçons. Le risque de mort est d’autant plus grand que l’enfant ou l’adolescent reproduit seul ce jeu à son domicile.

Ces comportements à risque sont difficiles à repérer : ils se pratiquent à l’abri des regards des adultes. Alerté par les associations de parents, le ministère de l’Education nationale a renforcé depuis 2009 les actions de prévention en milieu scolaire. A la maison, il est essentiel de savoir repérer les signes d’alerte de ces jeux, en gardant bien à l’esprit qu’ils ne signifient pas forcément que l’enfant ou l’adolescent s’y adonne.

Signes physiques et psychologiques 

  • Traces rouges autour du cou ou sur le côté du cou ;
  • Joues rouges (pétéchies), rougeurs dans les yeux ;
  • Violents maux de tête à répétition ;
  • Troubles visuels passagers (mouches volantes, vision floue) ;
  • Bourdonnements d’oreilles, sifflements ;
  • Fatigue ;
  • Défaut de concentration, oublis, troubles de la mémoire récente… 

Signes comportementaux

  • Découverte d’un foulard, d’une écharpe, d’une corde, d’une ceinture, d’un lien quelconque, que l’enfant garde et veut garder sur lui en permanence ou qui traîne sans raison près de lui ;
  • Agressivité soudaine, violence verbale et/ou physique ;
  • Isolement, repli sur soi ;
  • Questions posées par l’enfant sur les effets, les sensations et les risques de la strangulation.

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