Des échographies plus nombreuses, davantage de rendez-vous chez le médecin, les grossesses multiples nécessitent un suivi très rapproché de la maman et des bébés. Et pour cause, elles sont considérées comme des grossesses à  haut risque. En particulier celui d’une naissance prématurée. Et ce, d’autant plus si le nombre d’embryons est élevé.

Le risque majeur d’une grossesse multiple est celui de l’accouchement prématuré. Un suivi médical strict est imposé, caractérisé notamment par une échographie mensuelle, contre une tous les trois mois dans le cas d’une grossesse ‘classique’.

La prématurité se définit comme une naissance qui survient avant 37 semaines d’aménorrhée, soit avant la fin du huitième mois de grossesse. Elle comporte toutefois plusieurs degrés : la grande prématurité avant 32 semaines et l’extrême prématurité avant 28 semaines. Chaque jour en France, environ 160 petits naissent prématurément, soit 55 000 à 60 000 par an. Et bien sûr, plus un bébé naît prématurément, moins il est prêt à affronter le monde « extérieur ».

Une association à l’écoute

Au cours d’une grossesse multiple, le repos est donc grandement préconisé à la maman, qui doit également suivre un régime alimentaire spécifique, enrichi en calories et en protéines. Sous contrôle médical, elle doit bénéficier d’une complémentation en vitamines, voire en fer en fin de grossesse.

A noter enfin, les parents de jumeaux et de triplés peuvent se tourner vers la ‘Fédération nationale jumeaux et plus’. Cette association apportera « les conseils et l’expérience de ses bénévoles ». Avec des questions qui peuvent aller des couches à… la voiture ! Ou des interrogations sur la grossesse aux solutions matérielles pour alléger le budget. « Aucune question n’est trop petite ou trop grande », soulignent ses représentants. Pour tout savoir et trouver un comité près de chez vous : http://www.jumeaux-et-plus.fr.

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