L’intolérance au gluten, c’est un régime à vie

[19 mai 2011 - 10h00] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h44]

En France, 500 000 personnes environ souffrent de la maladie cœliaque, autrement dit, d’une intolérance au gluten, une protéine présente dans les céréales. Et seulement 10% à 20% sont effectivement diagnostiqués. Qu’advient-il des autres ? Eh bien, elles vivent avec leurs douleurs, sans savoir qu’elles sont malades. Une bonne raison pour l’Association française des Intolérants au Gluten (AFDIAG), de chercher à mieux faire connaitre cette maladie génétique auto-immune.

Dans le cas de la maladie cœliaque, l’intestin ne parvient plus à assimiler le gluten. Peu à peu, la paroi intestinale s’abîme donc, et les nutriments essentiels ne sont plus absorbés.

Les formes cliniques de la maladie

– Le nourrisson ou le jeune enfant, présente généralement une diarrhée chronique et souffre de vomissements. Il est souvent fatigué, apathique. Son abdomen est ballonné et ses membres graciles traduisent le défaut d’assimilation des nutriments. Sa croissance naturellement, est ralentie ;

– Chez l’adulte, les signes de la maladie peuvent se manifester sous la forme de diarrhées ou d’un amaigrissement sans raisons apparentes. Contrairement à ce qui se passe chez l’enfant, la maladie peut être mono-symptomatique, se manifestant notamment par des crampes musculaires ou des diarrhées à répétition.

Dans les deux cas, seule une biopsie intestinale viendra confirmer ou infirmer l’existence d’une intolérance au gluten.

Un seul traitement, le régime !

Aujourd’hui, le seul traitement efficace consiste à suivre un régime sans gluten. Les produits à base de blé (froment, épeautre…), de seigle, d’orge et d’avoine doivent donc être totalement exclus. Ce type de régime est extrêmement contraignant, car les restrictions vont bien au-delà dede la farine de blé ou du pain. Le gluten est aussi présent dans les pâtes, les biscuits, les gâteaux, la semoule… et dans de nombreux aliments préparés. Les intolérants au gluten doivent également être vigilants dans le choix des produits alimentaires les plus courants. Si vous êtes concerné, lisez attentivement les étiquettes des produits que vous achetez, à la recherche d’une mention du style : « contient des traces de gluten».

Pour autant, ce n’est pas mission impossible. Il existe des aliments naturellement sans gluten. C’est le cas des viandes, des poissons (non panés, bien sûr…), des légumes frais et secs, des œufs, du lait, du maïs, du riz…

En fait, le respect de ce régime pose surtout un problème lorsqu’il est nécessaire de prendre des repas en collectivités : crèche, cantine, restaurant… Un conseil : si votre petit est allergique au gluten, adressez-vous à l’établissement scolaire qu’il fréquente pour mettre en place un projet d’accueil individualisé (PAI).

Sachez enfin que depuis plusieurs années maintenant, les industriels ont développé, un large choix de produits garantis sans gluten. Cela va des pains aux farines, en passant par les biscuits ou les pâtes, tous ces produits ont des goûts et des textures très proches de leurs équivalents standards. Encore une fois, lisez bien les étiquettes. Un épi de blé barré dans un cercle signifie que le produit est exempt de gluten. Seul bémol, le prix qui peut atteindre le double ou le quadruple de celui d’un produit ordinaire… Notez toutefois que depuis 1996, ces produits sont partiellement pris en charge par l’Assurance maladie.

Pour en savoir plus, connaître les modalités de prise en charge, la liste des enseignes proposant des produits sans gluten, mais aussi retrouver des dessins animés explicatifs pour les plus jeunes, des vidéos d’ateliers cuisine, des recettes sans gluten… rendez-vous sur le site de l’AFDIAG: www.afdiag.fr/.

Partager cet article