La chirurgie s’empare de l’imprimante 3D

[03 avril 2014 - 09h03] [mis à jour le 03 avril 2014 à 12h17]

Dans le service de chirurgie maxillo-faciale du CHU de Dijon, chaque opération est préparée à l’aide d’une imprimante 3 dimensions (3D). Les crânes en plastique ainsi élaborés à partir des images du scanner du patient servent de modèle pour créer les éléments que le chirurgien greffera ensuite. Résultat : plus de précision et un gain de temps.

L’imprimante 3D reproduit en une dizaine d’heures le crâne entier d’un patient à partir de clichés d’imagerie médicale. Depuis le mois de décembre 2013 et l’acquisition de cette machine de haute technologie, le Pr Narcisse Zwetyenga et ses confrères chirurgiens élaborent, à partir de ce modèle imprimé, les plaques de titane à greffer. « Dans le cas d’un cancer, il s’agit de combler la zone occupée par la tumeur », explique-t-il. Dans celui d’une fracture, provoquée par exemple par un accident, les chirurgiens créent des plaques pour réparer les dégâts, au plus près de la réalité.

En effet, « le principal atout de l’imprimante 3D est la précision », se félicite Narcisse Zwetyenga. « Les prototypes imprimés offrent une vision quasi réelle de la structure osseuse. » Tout en gagnant un temps fou. « Avant, il fallait préparer les plaques à greffer en per-opératoire, pendant que l’on intervenait sur le patient. Aujourd’hui, nous préparons tout en amont. » Enfin, cette méthodologie « limite au maximum le risque de léser les régions périphériques de la zone à opérer. » Résultat, le temps d’intervention et d’hospitalisation sont réduits.

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