La science prend de l’altitude

[20 mars 2015 - 14h49]

Grimper à plus de 5 000 mètres d’altitude. Professionnels de la montagne et touristes amateurs sont de plus en plus nombreux à s’attaquer aux plus hautes cimes de la planète. Mais nombreux sont ceux qui en paient un lourd tribut par de graves problèmes de santé. Œdème pulmonaire et cérébral ou encore mal aigu des montagnes, les conséquences ne sont pas anodines. Pourtant, ces différents phénomènes physiologiques sont encore mal compris par les médecins. Une expédition scientifique internationale compte bien apporter des réponses aux chercheurs. Direction l’Himalaya. Présentation d’un projet hors du commun.

Pendant 5 semaines, 5 équipes de recherche internationales vont conduire une expédition scientifique au Népal, au cœur de l’Himalaya, à proximité du sommet du Manaslu, dont le sommet atteint 8 156 m d’altitude. Au total, 50 adultes se sont portés volontaires pour participer à cette aventure extraordinaire. L’objectif, étudier l’impact de la très haute altitude sur l’organisme humain. Parmi les chercheurs, une équipe française coordonnée par l’INSERM se focalisera plus spécifiquement sur les conséquences cardiaques et neurologiques, ainsi que sur le sommeil.

Tous les participants au trek et à l’ascension du Manaslu se sont prêtés, avant le départ, à une batterie d’évaluations scientifiques et médicales au niveau de la mer au Pays de Galles. Les mêmes examens seront réalisés en altitude, permettant ainsi une comparaison.

En pratique. Les volontaires ainsi que les équipes de scientifiques partiront de Katmandou, la capitale népalaise demain, samedi 21 mars. Au moins 10 jours seront nécessaires pour arriver à destination, près du sommet du Manaslu. L’ensemble de l’expédition durera du 21 mars au 26 avril.

Pour vivre cette expédition en direct, les internautes pourront retrouver des contenus enrichis (photos ou vidéos) postés chaque jour sur @Insermlive et sur la page Facebook de l’Institut. « Du quotidien (avion, arrivée sur place, installation) au détail des expérimentations scientifiques (quels dispositifs, quels buts, quelles mesures, etc…) », assure l’institut. Un hashtag #scienceausommet sur Twitter un relais sur @inserm_en pour la communauté internationale sont également prévus.

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