L’acné, facteur de dépression ?

08 février 2018

Pour certains, l’acné est un passage cruel, une atteinte à l’image de soi. A tel point que selon des chercheurs canadiens, les patients souffrant d’acné seraient plus à risque de dépression majeure !

Malgré le retentissement important de l’acné, il semble qu’une forte proportion de patients ne soit pas prise en charge. Une récente étude avait d’ailleurs montré qu’un tiers des personnes touchées ne se soigne pas.

Le suivi est pourtant primordial. Selon des chercheurs de l’Université de Calgary (Canada), « l’année suivant le diagnostic d’acné, les patients touchés ont 63% de risque en plus de souffrir d’une dépression. » Pour parvenir à cette conclusion, ils se sont appuyés sur le Health Improvement Network, une importante base de données consacrée aux soins primaires au Royaume-Uni.

Les raisons ne sont pas si difficiles à trouver. A l’adolescence, période de nombreux bouleversements, la partie du corps la plus visible – à savoir le visage – se fait envahir par des lésions qu’il peut être difficile d’assumer.

Le retentissement psychologique de cette maladie dermatologique n’est donc pas à sous estimer. Selon les scientifiques, il apparaît donc essentiel « que les médecins surveillent les troubles de l’humeur chez leurs patients souffrant d’acné et – si besoin – initient un traitement rapide contre la dépression. »

  • Source : The British Journal of Dermatology, 7 février 2018

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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