L’alimentation des Français : pas vraiment adaptée

[12 juillet 2017 - 13h30] [mis à jour le 18 juillet 2017 à 15h58]

Notre alimentation est-elle équilibrée ? Femmes et hommes consomment-ils les mêmes aliments ? Pour répondre à ces questions – et à bien d’autres – l’ANSES vient de publier les résultats de sa troisième étude sur les consommations et les habitudes alimentaires des Français. Si des disparités se font sentir (notamment au niveau de l’âge ou du sexe), les auteurs relèvent aussi des comportements potentiellement à risque pour la santé.

Les études individuelles nationales des consommations alimentaires (INCA) de l’ANSES apparaissent comme des outils indispensables pour évaluer les risques inhérents au contenu de notre assiette.  Elles permettent en effet de faire le zoom sur ce que nous mangeons, mais aussi la façon dont nous préparons les aliments…

La troisième étude INCA publiée aujourd’hui nous apprend qu’en moyenne les Français consomment 2,9kg de nourriture chaque jour, soit environ 2 200kcal. D’après les résultats, les hommes mangent plus que les femmes. Les premiers préfèrent les fromages, la viande, la charcuterie et les pommes de terre là où les secondes privilégient les soupes, les compotes ou les fromages blancs. Comme quoi certains clichés se vérifient.

Des comportements à risque ?

Problème, l’assiette des Français contient une grande part d’aliments transformés et encore trop de sel : en moyenne 9 grammes par jour chez les hommes et 7 g/j chez les femmes. Là où le Programme national nutrition santé conseille de consommer respectivement 8 g/j et 6,5 g/j.

Les apports en fibres (20 g/j en moyenne chez les adultes) apparaissent quant à eux trop faibles par rapport aux recommandations (30 g/j).

Mais les résultats montrent aussi l’apparition de nouveaux enjeux en termes de sécurité microbiologique des aliments. Certaines pratiques sont en effet en progression : augmentation de la consommation de denrées animales crues (poisson et viande de bœuf notamment), temps plus longs de conservation avant consommation des denrées périssables, dépassements plus fréquents des dates limites de consommation, températures relevées dans les réfrigérateurs parfois inadaptées. Des comportements qui favorisent la prolifération de certaines bactéries !

Enfin, le statut pondéral des Français reste inadapté. En 2014-2015, 13% des enfants et adolescents et 34% des adultes sont en surpoids. Et respectivement 4% et 17% sont obèses.

Pour l’ANSES, « les efforts mis en œuvre dans le cadre de la politique nutritionnelle nationale doivent donc être renforcés. Ces efforts doivent porter à la fois sur l’amélioration de l’alimentation d’un point de vue nutritionnel, sur la promotion de l’activité physique mais aussi sur la réduction de la sédentarité. »

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