L’allaitement maternel n’est pas seulement bon pour le bébé. Plusieurs travaux ont déjà montré qu’il pouvait aussi être bénéfique pour la maman, notamment dans la prévention du cancer du sein. Une nouvelle étude montre qu’il permettrait aussi de réduire le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) chez les femmes ménopausées ayant allaité au moins un enfant.

« Certaines études ont montré que l’allaitement peut réduire les taux de cancer du sein, de l’ovaire et de diabète de type 2 chez les mères », explique le Pr Lisette T. Jacobson, du département de médecine préventive de l’Université du Texas à Wichita. Laquelle va plus loin, affirmant qu’il pourrait prévenir le risque d’AVC.

Pour parvenir à ce constat, elle s’est appuyé sur une grande étude observationnelle américaine : la Women’s Health Initiative. Les données de plus de 80 000 participantes recrutées entre 1993 et 1998 ont été étudiées. Parmi ces femmes, 58% ont déclaré avoir déjà allaité. Les auteurs ont alors observé qu’à la ménopause, le risque d’être victime d’un AVC était réduit de 23% chez les femmes allaitantes. Et le taux était proportionnel à la durée d’allaitement. En clair, donner le sein plus longtemps protégerait davantage.

Malheureusement, ce travail reste observationnel. Difficile donc d’expliquer ce lien. Quoiqu’il en soit, les chercheurs précisent que « l’allaitement est l’un des nombreux facteurs qui pourraient potentiellement protéger contre les accidents vasculaires cérébraux. Les autres étant de pratiquer une activité physique, de privilégier les aliments sains, de ne pas fumer… ».

Rappelons que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande l’allaitement exclusif jusqu’à 6 mois.

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