L’ANSES alerte sur la pollution dans le métro

11 septembre 2015

Depuis plusieurs années, la qualité de l’air des enceintes ferroviaires souterraines (autrement dit, RER, métros…) constitue un objet de préoccupation. Dans un rapport publié le 9 septembre, l’Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (Anses) met en garde le personnel qui y travaille.

Depuis le début des années 2000, des mesures de la qualité de l’air sont réalisées dans des enceintes ferroviaires souterraines à Paris, Lille, Lyon, Marseille, Rennes et Toulouse. Celles-ci ont notamment mis en évidence des concentrations en PM10 (particules en suspension dans l’air dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres) très supérieures à celles mesurées dans l’air extérieur… même à proximité du trafic routier. Ces particules sont riches en métaux, en fer et en carbone notamment. Les personnels les plus exposés aux PM10 semblent être les conducteurs suivis des métiers d’agent de manœuvre et de contrôle. Les passagers en revanche ne semblent pas impactés.

Quel impact sanitaire ?

Sur le plan épidémiologique, les données disponibles ne permettent pas de statuer sur les risques à long terme. Néanmoins, selon l’ANSES, « une inflammation des voies respiratoires et des effets consécutifs à cette inflammation sont probables. Par analogie avec les risques sanitaires bien documentés des particules de l’air ambiant extérieur, des effets délétères sont attendus sur la santé cardiovasculaire et respiratoire. »

Dans ce contexte, l’Agence recommande la mise en œuvre et la poursuite de mesures de prévention et de réduction des expositions pour l’ensemble des travailleurs et en particulier pour ceux en charge de la maintenance des infrastructures. Par ailleurs, elle recommande que des travaux spécifiques (études épidémiologiques…) soient conduits pour acquérir de nouvelles connaissances.

  • Source : ANSES, 9 septembre 2015

  • Ecrit par : Vincent Roche –Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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