Echange de clichés de radiographie ou d’échographie entre médecins, pilotage à distance de pompes à perfusion ou encore surveillance de signes vitaux d’un patient… Les dispositifs médicaux sont de plus en plus souvent connectés et utilisables par Internet. Afin de prévenir les dangers du piratage informatique, l’ANSM met en place un comité scientifique temporaire chargé d’émettre des recommandations en matière de cybersécurité des logiciels de dispositifs médicaux.

Comment protéger les données de santé partagées entre médecins et patients par le biais de dispositifs médicaux connectés ? C’est ce qu’a demandé l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) au premier comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) sur la cybersécurité des logiciels de dispositifs médicaux (DM). Créé tout récemment, ses experts sont « chargés de proposer des recommandations pour garantir un niveau minimum de sécurité des logiciels utilisés dans le domaine médical face aux menaces de malveillance numérique ».

Risques d’attaque numérique

Une véritable nécessité alors qu’« un nombre croissant de dispositifs médicaux, qu’ils soient utilisés par des professionnels de santé à l’hôpital ou à domicile par des patients, sont aujourd’hui connectés », précise l’ANSM. « Ils peuvent donc partager des informations à travers des liaisons sans fil (Bluetooth, Wifi) ou par connexion physique à un réseau Internet. »

Or ce fonctionnement les expose à des attaques malveillantes, la compromission des données transmises et au détournement de leur utilisation. C’est pourquoi, les experts du CSST ont pour tâche de « proposer à l’agence des recommandations à l’attention des fabricants de ces dispositifs, de manière à ce qu’ils puissent prendre les mesures nécessaires pour prévenir » ces dangers.

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