Le parcours de soins pêche encore pour les malades chroniques

[05 novembre 2015 - 11h07] [mis à jour le 05 novembre 2015 à 11h09]

Que pensent les patients et les professionnels de santé du parcours de soins ? Une enquête IFOP/Coopération Santé s’y est intéressée. Principal enseignement, les Français estiment que le médecin généraliste occupe une place de plus en plus importante. Décryptage.

Au total, 1 000 Français de plus de 18 ans et 500 professionnels de santé ont été interrogés sur le parcours de soins. Les Français savent qu’il est nécessaire de déclarer un médecin traitant et 78% d’entre eux font le lien avec le parcours de soins coordonné. Cependant, 19% des sondés déclarent consulter parfois un spécialiste directement de leur propre initiative. De leur côté, l’ensemble des professionnels de santé (infirmiers, médecins généralistes, sage femmes…) ont le sentiment de bien connaître les spécialistes vers qui adresser leurs patients. Ils considèrent en revanche que ces derniers ne sont pas assez bien informés sur le parcours de soins.

Par ailleurs, 80% des sondés pensent qu’il faut désengorger les urgences de l’hôpital. Les solutions proposées ? Développer les médecins de garde en ville. C’est ce que pensent en majorité les spécialistes (84%), les infirmiers (93%) et les pharmaciens (88%). Fort logiquement les médecins généralistes sont moins nombreux à partager cet avis. (69%).

Des axes de progrès

Pour Gérard Raymond, Secrétaire général de la Fédération française des Diabétiques (AFD), « cette étude montre une grande confiance des patients dans leur médecin généraliste et dans l’établissement du parcours de soins. Cependant ce dernier doit aller au-delà du soin pour investir le champ de la santé et de la qualité de vie des patients ».

Il semble également nécessaire de mieux suivre les patients souffrant de maladies chroniques. Il existe en effet des failles, notamment dans la prise en charge des diabétiques. « Il ne faut pas oublier que 7 000 patients diabétiques par an entrent en insuffisance rénale terminale et 10 000 subissent une amputation des membres inférieurs », poursuit Gérard Raymond. « Seulement 40% voient leur ophtalmologiste et 30% leur dentiste dans l’année alors que ces visites sont inscrites dans le parcours de soin ».

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