« Les heures de sommeil avant minuit comptent doubles ». Voilà une idée largement répandue. Mais est-elle avérée ou n’est-ce qu’une excuse de parents pour que les enfants aillent se coucher plus tôt ? Eh bien un peu des deux !

En fait, vous le savez, la nature du sommeil n’est pas la même entre le coucher et le réveil. Elle se décompose en 3 cycles : léger, lent-profond ou paradoxal.

  • Le sommeil léger, c’est le premier stade (et souvent le dernier) par lequel nous passons avant de nous abandonner aux bras de Morphée. Il s’agit d’un état de somnolence qui dure en moyenne moins de 20 minutes ;
  • Lors du sommeil lent profond, comme son nom l’indique, nous sombrons dans un sommeil dont il est difficile d’émerger ;
  • Le sommeil paradoxal se caractérise par une relance très importante de l’activité cérébrale. C’est à cet instant que les rêves surviennent.

En début de nuit, disons lors des 4 premières heures de dodo, c’est le sommeil profond qui est le plus abondant. Comme il est très récupérateur, c’est donc cette première partie du sommeil qui compte « double ». En revanche, la seconde partie de la nuit jusqu’au réveil est plus riche en sommeil léger et paradoxal.

Vous l’avez compris, les premières heures sont décisives… que l’on se couche avant minuit ou après. Donc si vous êtes plutôt « du soir » et que vous vous couchez tard, le sommeil récupérateur interviendra quand même…

Et dans la mesure où le sommeil réparateur intervient en début de somme, à vous de voir, selon le nombre d’heures dont vous avez besoin, à quel moment vous coucher pour être en pleine forme le lendemain.

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