Le yaourt pour prévenir l’hypertension

[27 décembre 2018 - 11h18]

Selon un récent travail d’envergure, les yaourts seraient bénéfiques pour protéger les patients hypertendus d’éventuelles complications cardiovasculaires. Une étude le complète, affirmant que ces produits laitiers pourraient tout simplement prévenir le risque d’hypertension.

Le rôle bénéfique des yaourts sur notre santé cardiovasculaire se fait de plus en plus précis. Il a dernièrement été montré que les femmes et les hommes souffrant d’hypertension artérielle et qui consomment au moins deux yaourts par semaine présentent un risque de maladie cardiovasculaire (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral…) inférieur de 20% par rapport à ceux qui en mangent moins d’un par mois.

Mais ces résultats valaient pour les hypertendus. Un récent travail va plus loin. En effet, selon des scientifiques de l’Université de médecine de Boston, consommer régulièrement des yaourts pourrait tout simplement prévenir le risque d’hypertension ! Pour en arriver là, ils ont décortiqué les données de grandes études épidémiologiques américaines : les Nurses’ Health Study 1 et 2 et la Health Professionals Follow-up Study. Ce qui représente tout de même plus de 300 000 personnes suivies  entre 20 et 30 ans !

Jusqu’à 25% de risque en moins

Ils ont ainsi constaté que les trois études allaient dans le même sens. A savoir que celles et ceux qui mangeaient au moins 5 yaourts par semaine présentaient moins de risque de développer une hypertension (entre 7 et 25% selon la cohorte). Côté explication, les auteurs mettent en avant les teneurs en calcium, potassium, peptides et probiotiques, aux bienfaits antihypertenseurs.

Autre explication, le yaourt est un marqueur d’une alimentation équilibrée. Ceux qui en consomment présenteraient en effet une meilleure hygiène de vie. Ils ont une consommation plus élevée de fruits et légumes frais, de céréales complètes, de poissons et de légumineuses. Bref, tous les alliés d’une bonne santé cardiovasculaire.

« Nos résultats vont donc dans le même sens que les directives en vigueur afin de promouvoir la consommation de produits laitiers », explique Justin Buendia, principal auteur de ce travail.

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