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L’éjaculation consiste en l’émission puis l’expulsion du liquide séminal survenant habituellement au moment de l’orgasme. Depuis les canaux éjaculateurs et les vésicules séminales qui se contractent, le sperme est ainsi propulsé vers l’urètre puis vers l’extérieur. Les spécialistes parlent d’éjaculation antérograde. En référence donc à une marche en avant, qui signe un processus normal.
Mais parfois, au lieu d’être ainsi évacué, le sperme part en direction rétrograde. Autrement dit, vers l’arrière ! Comme le précise l’Association française d’Urologie (AFU) sur son site internet, il « remonte dans la vessie. On retrouve alors des traces de sperme à l’examen d’urine ».
Cette anomalie est due à « la non-fermeture du sphincter lisse de l’urètre – le conduit qui permet le passage de l’urine lors de la miction, n.d.l .r.- qui sous-tend le col vésical », ajoute l’Académie nationale de médecine. Certaines chirurgies à l’image de celle de l’adénome de la prostate ou d’affections comme une neuropathie diabétique, peuvent expliquer cet état de fait.
En présence d’une éjaculation rétrograde, le sperme est bien émis mais il n’est pas expulsé vers l’extérieur donc pas visible. Raison pour laquelle, l’on parle aussi d’éjaculation sèche et même d’orgasme sec. Car le plaisir de l’orgasme lui, demeure. Comme le confirme l’AFU : « cette dysfonction n’a pas d’impact sur la qualité de l’orgasme, mais peut éventuellement en avoir sur la fertilité. D’où l’importance de consulter ! »

Source : Association française d’Urologie – Dictionnaire de l’Académie nationale de médecine. Sites consultés le 24 février 2026

Ecrit par : David Picot - Edité par Emmanuel Ducreuzet
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