L’endofibrose artérielle met le cycliste à terre

[25 septembre 2017 - 11h16] [mis à jour le 27 septembre 2017 à 16h23]

Plus de 1 000 médecins se sont réunis à Lyon, du 19 et au 22 septembre, pour le 31e congrès de la Société européenne de Chirurgie vasculaire (ESVS). L’occasion de mettre en lumière une maladie rare et méconnue qui frappe surtout les cyclistes de haut-niveau : l’endofibrose artérielle.

« Pour la première fois, une table ronde sur cette affection va réunir des responsables de fédérations sportives internationales et des experts médecins », souligne le Pr Patrick Feugier, chirurgien vasculaire à l’hôpital Edouard Herriot-HCL et co-organisateur du congrès.

L’endofibrose artérielle est définie par une fibrose de l’intima, la couche interne de l’artère. Celle-ci va alors s’épaissir. La plus exposée étant l’artère iliaque. Son diamètre tend alors à se réduire, déclenchant une douleur intense pendant l’effort. Avant de s’atténuer au repos.

Le savoir-faire lyonnais

La prise en charge est chirurgicale. Et comme le souligne le Pr Feugier, « c’est une grosse intervention artérielle. Elle est à risque et ne s’adresse qu’à des patients souhaitant continuer le sport de façon professionnelle. L’artère peut être soit réparée de sa fibrose, soit remplacée par un segment de veine ». Quant aux suites opératoires, elles sont « assez simples puisque le patient est en parfaite santé et le sportif peut reprendre son activité 6 semaines plus tard ».
A noter que l’Hôpital Edouard Herriot de Lyon bénéficie d’un savoir-faire reconnu, dans la prise en charge de cette pathologie. Il revendique avoir traité le plus grand nombre d’endofibroses artérielles au monde. Soit plus de 800, ces dernières années.

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