Les adolescents, jamais contents

[31 mars 2015 - 16h33] [mis à jour le 31 mars 2015 à 16h34]

Votre adolescent s’oppose à vous à la moindre occasion ? Il n’y a pas un seul sujet d’actualité sur lequel vous arrivez à tomber d’accord ? Aucune mauvaise intention derrière ses oppositions systématiques et, il faut le dire, lassantes. C’est sa façon à lui de s’affirmer et de passer le cap délicat qui sépare l’enfance de l’âge adulte. Eclairages.

Débattre, échanger en famille, c’est toujours constructif. Mais quand la moindre discussion vire à la prise d’armes, il est parfois tentant de hausser le son de la radio et de manger devant la télé pour éviter un débat houleux. Pourtant, il est primordial de maintenir le dialogue avec votre adolescent.

Pour vous aider à garder votre calme et à rester patient, répétez-vous qu’il ne s’oppose pas pour le plaisir. Etre en désaccord permanent avec vous, c’est une façon comme une autre de se détacher de vous et de son enfance. Et le faire avec exaltation, en se montrant parfois très véhément, très critique voire moqueur envers vos goûts et vos convictions, c’est le propre de l’adolescence, âge de tous les extrêmes. Autre consolation : contrairement à certains phénomènes récents tels que les réseaux sociaux qui peuvent vous déstabiliser, rappelez-vous, vous-même avez très certainement connu les mêmes turbulences avec vos parents. Vous n’êtes pas totalement en terrain inconnu. Et vous savez par expérience que les choses finiront par s’apaiser.

En attendant qu’il sorte de la fameuse « crise d’adolescence », il va vous falloir trouver le juste milieu entre écoute compréhensive et respect des limites à ne pas franchir. Votre adolescent doit sentir qu’il a le droit de penser différemment de vous et d’exprimer toutes ses opinions, aussi éloignées des vôtres soient-elles. Mais vous n’êtes pas un « pote » à qui il peut parler n’importe comment. Efforcez-vous de ne pas hausser le ton, laissez-le finir ses phrases sans l’interrompre, c’est le meilleur moyen de lui donner le bon exemple et de lui apprendre à débattre sans s’énerver. Ne lui demandez pas de penser comme vous mais développez les qualités que vous souhaitez qu’il développe. Si vous êtes curieux il deviendra curieux. Si vous l’interrogez sur ce qu’il pense il prendra également la peine de vous questionner.

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