Selon une équipe britannique, les enfants nés par césarienne seraient plus susceptibles de présenter un surpoids à l’âge adulte. Leur travail s’appuie sur une méta-analyse comprenant 15 études et près de 38 000 participants. Pour l’heure les mécanismes à l’origine de cette association restent obscurs.

Des scientifiques de l’Imperial College London, ont travaillé à partir de données émanant de 10 pays. Ils ont ainsi constaté que l’indice de masse corporelle (IMC) des adultes nés par césarienne était supérieur de 0,5 en moyenne à celui de personnes nés par voie naturelle.

D’autres travaux avaient déjà suggéré ce lien. Mais pas seulement, puisque les incidences de l’asthme ainsi que du diabète de type 1 seraient supérieures dans les populations venus au monde par césarienne. Ainsi en 2012, une étude américaine publiée dans la revue Arcvhives of Disease in Childhood montrait que le taux d’obésité à l’âge de 3 ans était deux fois plus élevé chez les enfants nés par césarienne (15,7 %) que chez ceux nés par voie basse (7,5 %). Pour le Dr Matthew Hyde de l’Imperial College, « la composition du microbiote intestinal diffère ce qui pourrait avoir des effets sur la santé en général ».

Une forte augmentation…

Si les explications restent pour le moment parcellaires, ces données sont d’autant plus inquiétantes, que le recours à cette technique d’accouchement ne cesse de gagner du terrain. La césarienne est deux fois plus fréquente en Angleterre aujourd’hui qu’en 1990. En Chine, elle est pratiquée dans 60% des cas et au Brésil dans la moitié des accouchements.

La France aussi, est concernée par cette inflation, mais dans des proportions moindres (25%). D’ailleurs en 2012, la Haute Autorité de Santé (HAS) avait publié de nouvelles recommandations sur les indications des césariennes programmées. Objectifs, réduire le nombre de celles dites « de convenance ».

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