Les diabétiques privés d’Autolib’ ?

[07 décembre 2011 - 16h42] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h49]

« Soyez libre comme l’air ». Le slogan du nouveau service francilien Autolib’ est la promesse de pouvoir utiliser une voiture en toute liberté dans les rues de Paris. Lancée lundi, la version motorisée du fameux Vélib’ exclut-elle certains malades ? C’est en tout cas ce que dénonce l’Association française des Diabétiques (AFD) qui a « testé » le procédé. Enfin presque… « Ce service refuse toutes les personnes sous traitements médicamenteux de classe 2 », s’indignent ses représentants.

Selon l’Agence française de Sécurité sanitaire et des Produits de Santé (AFSSaPS), les traitements en question sont « les médicaments ou produits contenant des substances actives qui peuvent remettre en cause l’aptitude à la conduite de véhicules et nécessitent l’avis d’un professionnel de santé ».

« Si l’avis médical est favorable, rien n’empêche la conduite » ont expliqué les représentants de l’Association dans une lettre ouverte adressée à Annick Lepetit, Présidente du syndicat mixte Autolib’. « Une telle mesure revient à exclure l’ensemble des personnes atteintes de diabète et traitées par ces médicaments. Une discrimination concernant près de 500 000 Franciliens »

Une solution à l’étude

Contacté par Destination Santé, le service de presse de la mairie de Paris a invoqué « une question d’assurance » tout en admettant que « le terme ‘classe 2’ est trop large. Le groupe Bolloré (opérateur du système ‘Autolib’ – ndlr) a déjà contacté l’AFD pour l’assurer qu’une solution serait très vite trouvée. Notre but n’est en aucun cas d’exclure qui que ce soit. »

L’AFD acquiesce. « Nous attendons tout de même une confirmation écrite » nous a expliqué un porte-parole. « Au moment de louer une ‘Autolib’, le conducteur devait jusqu’ici signer une clause selon laquelle il n’était pas sous traitement médicamenteux de classe 2. La nouvelle formulation devrait être la suivante : ‘Je déclare ne pas être sous l’emprise de drogue, de médicaments ou substances altérant mes facultés et capacités à maitriser mon véhicule’. » A vérifier ces prochaines semaines…

Pour en savoir plus, consultez la fiche Informations sur les médicaments et la conduite automobile éditée par l’Agence française de Sécurité sanitaire et des Produits de Santé (AFSSaPS).

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