Les douanes françaises saisissent 466 000 produits de santé illicites

[23 octobre 2018 - 15h46] [mis à jour le 30 octobre 2018 à 12h07]

Dopants, stimulants, éclaircissants, stupéfiants… Près de 10 millions de produits de santé illicites ont été saisis par les agents de l’opération PANGEA XI dans de grands ports et aéroports d’une soixantaine de pays, parmi lesquels la France. Une majorité provenait d’Asie.

L’opération internationale PANGEA XI est la principale action coordonnée au niveau international pour lutter contre les trafics de produits de santé illicites. Initiée notamment par Interpol et l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD), dans l’intérêt des patients et des consommateurs, elle se déroule simultanément dans 62 pays, dont la France.

Au total, 10 millions de doses de médicaments illégaux et contrefaits ont été saisis partout dans le monde. Par ailleurs, les autorités ont fermé 3 671 sites web proposant des offres illégales en ligne. Au total, 859 personnes ont été arrêtées et 33 organisations criminelles identifiées et inculpées.

L’Hexagone pas épargné

En France, « plus de 466 000 produits de santé illicites et une tonne de produits en vrac ont été saisis », indiquent les Douanes. « Plus de 70% des produits provenaient d’Asie (principalement d’Inde et de Singapour) [et] la majorité des saisies a eu lieu sur les grandes plates-formes aéroportuaires mais également dans le fret routier. »

Les résultats d’analyses sur certains produits ont permis de détecter « des substances illicites présentant un risque avéré pour la santé du consommateur ». Autre constat, certains produits ne contenaient aucune substance active ou présentaient un principe actif différent de celui annoncé. Un danger avéré pour la santé donc.

Parmi les substances les plus concernées par le commerce illicite, les Douanes retrouvent souvent « les produits érectiles (sildenafil, tadalafil, etumax) et anabolisants (stanozolol, méthandienone) ». Mais aussi « des médicaments sans autorisation de mise sur le marché, des médicaments détournés de leur usage et utilisés comme stupéfiants, des produits dopants (stéroïdes, hormones de croissance, etc.), des crèmes éclaircissantes pour la peau ».

Suite à cette dernière opération, les autorités de Douanes ont décidé de mener « une veille approfondie […] sur des produits sensibles tels que le Diazepam (Valium) et d’autres benzodiazepines ».

Vigilance sur internet

« En achetant des médicaments sur internet en dehors des circuits légaux, les consommateurs s’exposent à utiliser des produits dont la qualité n’est pas assurée, dont les conditions de transport ne sont pas garanties et dont le bénéfice/risque n’a pas été évalué », rappelle l’Agence nationale de Sécurité du Médicament (ANSM). Exposant les utilisateurs à un réel danger pour leur santé.

A noter : Les sites autorisés pour la vente en ligne de médicaments sont disponibles sur le site du Conseil de l’Ordre National des Pharmaciens.

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