La filière laitière alerte ! Non, les jus végétaux (soja, riz, noisette…) ne sont pas des laits. Un message qui intervient alors que la confusion semble régner dans l’esprit du grand public. Elle insiste par ailleurs sur le risque de carence (pour ne pas dire de malnutrition) que font courir certains parents qui imposent ce type de boissons à leur nourrisson.

A l’exception de l’amande et de la noix de coco, les jus végétaux n’ont – légalement – pas le droit de s’appeler « laits ». Cette dénomination est à réserver exclusivement aux produits d’origine animale. Depuis 30 ans, la réglementation européenne encadre rigoureusement la dénomination « lait ».

Problème, selon une étude réalisée pour le compte de la filière laitière, le message ne passe pas dans l’esprit du grand public. Ainsi, un Français sur deux continue de penser que les boissons végétales apportent les mêmes nutriments que le lait « classique ». Et 1 sur 5 estime que ces jus répondent aux besoins spécifiques des tout-petits.  Grave erreur. Rien ne doit remplacer le lait maternel ou les laits infantiles. Les nourrissons n’ont donc pas à consommer ces boissons pauvres en nutriments essentiels comme le calcium, la vitamine B12 ou les protéines…

Un avis partagé par les autorités. L’Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation (Anses) considère que «  ces produits ne doivent pas être utilisés, que cela soit à titre exclusif ou même partiel, chez l’enfant de moins de un an ». Elle rappelle par la même que « chez le nourrisson, toute insuffisance d’apport en énergie, protéines ou acides aminés, lipides, minéraux, vitamines, oligo-éléments peut avoir des répercussions sur la croissance en poids, en taille et sur le développement cérébral. »

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