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Qu’est-ce qu’une éjaculation prématurée intermittente ?

19 mars 2026

L’éjaculation prématurée est l’un des troubles sexuels masculins les plus fréquents. Mais ce problème n’est heureusement pas toujours systématique : on parle alors d’éjaculation prématurée intermittente. Il s’agit d’épisodes occasionnels où l’éjaculation survient plus rapidement que souhaité.

Selon les définitions des sociétés savantes en médecine sexuelle, l’éjaculation prématurée persistante se caractérise par une éjaculation quasi systématique dans un délai très court après la pénétration (souvent moins d’une minute), associée à une perte de contrôle et à une détresse personnelle ou relationnelle. À l’inverse, dans la forme intermittente, les épisodes sont irréguliers et ne surviennent pas à chaque rapport.

Cette distinction est importante car une éjaculation rapide occasionnelle est fréquente et ne constitue pas forcément un trouble médical.

Quelles sont les causes ?

Les causes de la forme intermittente sont le plus souvent psychologiques ou contextuelles. Le stress, la fatigue, l’anxiété de performance, un ou une nouvelle partenaire, une période d’abstinence ou des tensions dans le couple peuvent influencer le contrôle de l’éjaculation. L’excitation particulièrement intense dans certaines situations peut également jouer un rôle. Des facteurs biologiques peuvent aussi intervenir, même s’ils sont moins souvent en cause dans les formes intermittentes.

Comment réagir ?

La première étape est souvent de dédramatiser. Des épisodes isolés ou irréguliers concernent beaucoup d’hommes et peuvent s’inscrire dans les fluctuations normales de la sexualité. En parler avec son ou sa partenaire permet de réduire la pression et l’anxiété, qui entretiennent souvent le problème. Un travail sur la gestion du stress, la respiration ou la pleine conscience peut également être bénéfique.

Lorsque les difficultés deviennent plus fréquentes, persistantes ou sources de souffrance, il est conseillé de consulter un médecin ou un sexologue. Une évaluation permettra de distinguer une forme occasionnelle d’un trouble plus installé. Dans certains cas, des traitements médicamenteux (comme certains antidépresseurs à faible dose ou des anesthésiques locaux) peuvent être alors envisagés.

  • Source : International Society for Sexual Medicine - European Association of Urology

  • Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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