Contre les maladies neuro-dégénératives, le Gouvernement a un Plan

[18 novembre 2014 - 17h45] [mis à jour le 18 novembre 2014 à 17h51]

maladies neuroCe 18 novembre, Marisol Touraine, ministre en charge de la Santé, Geneviève Fioraso, secrétaire d’État chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie, ont lancé leur Plan national maladies neuro-dégénératives 2014 – 2019. Le Gouvernement s’engage ainsi dans « une dynamique de progrès en matière de recherche, de soins et d’accompagnement ».

En France, 850 000 personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer, 150 000 par la maladie de Parkinson, et 85 000 par la sclérose en plaques. Ce Plan national maladies neuro-dégénératives 2014-2019 ambitionne de prendre en compte les spécificités de chaque maladie et aux dires de Marisol Tourraine, « apporte des réponses concrètes aux besoins des patients et de leurs aidants. »

Première priorité du Plan, améliorer le diagnostic et la prise en charge des malades. Cela doit passer par une coordination renforcée entre le médecin traitant et le neurologue. Mais aussi « un meilleur accès à l’expertise sur le territoire avec la création de 24 centres experts dédiés à la sclérose en plaques, la consolidation des 25 centres spécialisés Parkinson, en complément des centres de référence Alzheimer existants ». Enfin il a été décidé de développer l’éducation thérapeutique pour les patients mais aussi pour leurs aidants.

Deuxième axe : assurer la qualité de vie des malades et de leurs aidants. Cela passera par :

  • Une augmentation de l’accompagnement à domicile avec 74 nouvelles équipes spécialisées Alzheimer (ESA) et la conduite d’expérimentations pour adapter cette démarche à la maladie de Parkinson et à la sclérose en plaques ;
  • Un renforcement du soutien aux aidants avec 65 nouvelles plateformes d’accompagnement et de répit ;
  • Des programmes d’accompagnement des personnes malades et de leurs aidants portés par les associations, comme le prévoit le projet de Loi de santé ;
  • La priorité accordée au maintien dans l’emploi ou à la réinsertion professionnelle pour les malades jeunes.

Enfin, troisième priorité, le développement et la coordination de la recherche, avec notamment un renforcement des outils de connaissances (cohortes, bases de données nationales…) pour agir plus efficacement sur les maladies neuro-dégénératives.

Pour en savoir plus, consultez l’intégralité du Plan national maladies neuro-dégénératives 2014 – 2019.

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