Shampoings, crèmes, mousses à raser, déodorants… Ils sont partout ! « Ils », ce sont les parabens, un groupe de produits chimiques (trop ?) souvent utilisés comme conservateurs, notamment dans la grande majorité des produits cosmétiques. Le hic, c’est qu’ils sont soupçonnés d’être impliqués dans la survenue de certains cancers du sein. Juste soupçonnés, pour l’instant… Tour d’horizon.

Impossible d’y échapper. Depuis des décennies, les parabens (ces parahydroxybenzoates dérivés donc, de l’acide parahydroxybenzoïque, sont parfois aussi appelés parabènes) font partie de notre quotidien. Les industriels ont recours à ces conservateurs de première classe, dont ils apprécient les propriétés antimicrobiennes et antifongiques. On en retrouve même dans des produits alimentaires comme des pâtés, des chips, des confiseries ! Les plus courants sont le methylparaben, l’ethylparaben (E214), le propylparaben (E126) et le butylparaben.

Or ces dernières années, les soupçons de cancérogénicité se sont multipliés à leur propos. Notamment après la publication en 2004 d’une étude du Dr Philippa Darbre, biologiste moléculaire à l’Université de Reading, en Grande-Bretagne. Elle mettait en évidence alors, la présence de parabens dans des biopsies de tumeurs mammaires.

Mais à en croire l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS), la menace est exagérée. Dans son dernier rapport de vigilances sanitaires en date de 2004, l’Agence « se prononce favorablement à la poursuite de l’utilisation aux conditions prévues par la réglementation actuelle, des parabens les plus couramment utilisés ». Et ce conformément à l’annexe VI de la directive européenne 76/768/CE.

Il n’en reste pas moins que pour l’UFC-Que Choisir, « mieux vaut s’abstenir (de les utiliser) en attendant de nouvelles études ». Et l’Association de défense des consommateurs de classer les parabens dans la catégorie des « substances douteuses ». Fort de ce débat, plusieurs industriels proposent désormais des cosmétiques 100% dépourvus de parabens. Encore faut-il être un chimiste chevronné pour décrypter des étiquettes souvent incompréhensibles…

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