Selon un rapport publié par le Fonds des Nations Unies pour la population  (FNUAP), 73 pays disposent d’un effectif « extrêmement insuffisant » de sages-femmes. Ses auteurs recommandent de nouvelles stratégies pour sauver des millions de vies de femmes et de nouveau-nés.

Ce rapport est centré sur 73 des 75 pays dits « à bas revenus ». Ces derniers – d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine – supportent 96% du fardeau mondial des décès maternels, 91% des cas de mortinatalité et 93% des décès néonatals. Et pour cause, seuls 4 d’entre eux bénéficient de personnels compétents dans les domaines de la santé sexuelle, reproductive, maternelle et néonatale. En d’autres termes, de sages-femmes !

Ces dernières ont pourtant un rôle crucial à jouer dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). « Quand elles sont formées selon les normes internationales et qu’elles évoluent dans le cadre d’un système de santé pleinement fonctionnel, elles peuvent dispenser 90% des soins essentiels aux femmes et aux nouveau-nés. Elles sont en mesure de réduire des deux tiers le nombre de décès maternels et néonatals. »

Malgré un recul constant de la mortalité maternelle dans les 73 pays qui font l’objet de ce rapport (-3% par an depuis 1990) et de la mortalité néonatale (-1,9% par an depuis 1990), « les états en question doivent faire davantage pour remédier à la grave pénurie de soins de sages-femmes », insistent les représentants du FNUAP. C’est pourquoi, ils les exhortent à investir dans l’éducation et la formation de ces professionnels de santé. Ils insistent enfin pour que toutes les femmes « aient accès aux services de santé sexuelle, maternelle et néonatale. »

Aller plus loin : Consultez l’intégralité du rapport « L’État de la pratique de sage-femme dans le monde 2014: Sur la voie de l’universalité – Le droit des femmes à la santé ».

Partager cet article